Bourse d’écriture

Bourse Crl

Un grand merci au Centre Régional des Lettres Midi-Pyrénées !

Prix

Prix des lycées professionnels du Haut-Rhin

http://www.lalsace.fr/haut-rhin/2015/05/14/la-belle-gueule-de-bois-des-lyceensla-belle-gueule-de-bois-des-lyceens

Je ne sais comment bien remercier tous les élèves et tous ceux qui ont organisé ce bel événement. J’en garde un souvenir très intense. Je suis très heureux d’avoir laissé un bout de cœur en Alsace !

Prix « à l’ombre du grand arbre »

http://alombredugrandarbre.com/?p=8733

Prix ados

Merci à tous ceux qui ont voté pour moi. Et merci à toutes les blogueuses et blogueurs.

Sélection Prix

Logo-2-2

Belle Gueule de bois est sélectionné dans la catégorie romans ados pour le prix A l’ombre du grand arbre.

Il s’agit de blogs qui parlent de littérature jeunesse et qui lancent ce prix à l’occasion de leurs 3 ans de vie.

Vous pouvez voter (pour moi évidemment) jusqu’au 6 mai et les résultats seront annoncés le 9.

J’en profite pour transmettre la chronique Dis, papa où mon livre est évoqué.

Merci à l’ombre du grand arbre !

IMG_0

IMG_0001

IMG_0002

Premier essai de dessin depuis belle lurette. Pour souffler un peu me disais-je, pour ne pas trop être écœuré par l’histoire que j’essaye de faire aboutir, pour exorciser les doutes. Tu parles… Mille autres craintes arrivent avec la reprise du dessin.

Les éditions du Rouergue viendront bientôt à mon secours.

Après les rencontres avec les lycéens du Haut-Rhin

J’ai vu beaucoup de jeunes yeux, à travers 6 rencontres, sur 2 jours. Près de 400 élèves venant d’une vingtaine de Lycée Pro’. Des yeux difficiles à interpréter. Des yeux intimidés par ma timidité. J’ai dis des choses, parfois trop. Mes paroles s’égaraient, mon corps oubliait de respirer. Tendu comme un arc, je lançais des flèches dans tous les sens, souvent à coté de la plaque. Mais parfois je visais juste. Parfois je voyais des réactions dans leurs regards, ils m’offraient des sourires, des rires même. Je ne sais pas comment ils se souviendront de moi, en tout cas ils avaient l’air de m’écouter, ce qui, parait-il, n’est pas toujours si simple lors de la venue des auteurs dans les lycées. Je pense à cette expression « Mettre sa peau sur la table ». Oui, j’ai l’impression que c’est ce que j’ai fait. Peut-être que j’en ai trop fait, je ne peux pas savoir. En tous cas il y a quelque chose qui m’a échappé, que je ne contrôlais pas, et je crois que c’est bien. Maintenant je suis revenu chez moi, avec une belle gueule de bois. Il me faut un temps pour décuver, me réapproprier  ma peau. Je repense à leurs questions, très souvent pertinentes, lucides, drôles, parfois incisives :

« Est-ce que vous n’avez pas honte de déballer votre histoire ? »  « Pourquoi avoir écrit ce livre ? », « Est-ce que votre père aurais aimé le livre si il était encore là ?» « Pourquoi pour vous, une mère se porte dans le cœur et un père dans les trippes ? », « Est-ce que vous voyez encore Loula ? »,  « Est-ce que votre mère et vos sœurs n’ont pas été gênés que vous parliez d’elles ? », « Comment vous sentiez-vous lorsque vous avez écrit ce livre ? ». « Est-ce que vous allez mieux depuis la sortie du livre ? », « Est-ce que vous avez déjà pensé au suicide ? », « Est-ce que vous voulez toujours être vagabond ? », « Est-ce que vous fumez des pétards ? », « Est-ce que vous buvez de l’alcool ? », « Est-ce que vous en voulez à votre père ? »…

J’ai répondu, tant bien que mal. Avec quelques directives que je me donnais, « sois le plus honnête possible », « relève la tête, même si tu as peur », « Regarde les dans les yeux », « Accueille les silences, ils sont nécessaires ».

Ça a été intense, mais je ne regrette pas d’être venu. Je remercie tous ces gens qui se sont engagés pour que ces rencontres existent. Et merci à tous les élèves.

John Fante, tu nous as donné un conseil à nous les jeunes écrivains. Tu nous a dit qu’il ne faut « jamais éviter une expérience nouvelle. » Tu nous a dit de « vivre la vie dans toute sa crudité, la prendre bravement à bras-le corps, l’attaquer à poings nus ».

J’espère avoir suivi ton conseil John.

Je finirais sur ces photos, une belle statue faite de bric et de broc, sûrement en hommage au passé industriel de la ville de Mulhouse. Cette statue qui cherchait une percée à travers le ciel qui est resté lourd et bas pendant tout le séjour. Les montagnes des Vosges ont été plus pudiques que moi, je n’en ai pas vu un seul sommet, sauf dans l’avion, mais c’est de la triche.

Statue statue 3 Vosges

Souvenir du salon de Montgiscard

Chouette rencontre au salon de Montgiscard avec mon voisin écrivain Jacques Vidal et sa femme Danielle, tous les deux anciens instituteurs. Entre deux discutions avec d’anciens élèves, Jacques m’a dédicacé sont livre « Les DIX Petits Contes ». Il avait l’âge d’être mon arrière-grand père, mais un esprit plus jeune que le mien, il avait l’oreille droite qui fonctionnait mal, mais heureusement j’étais du coté gauche, il avait les yeux qui pleuraient, mais il était plutôt drôle. Et figurez-vous que le premier mot de son livre c’est « Pierrot », et si ça vous dérange que j’y vois un signe, et bien je vous emmerde.

J’ai aussi une pensée affectueuse pour Céline Wagner et Paul Truman.

20150118_11021120150118_110446